Outside the Circle

Cindy Milstein

The Gift

[Text from Paths toward Utopia: Graphic Explorations of Everyday Anarchism (PM Press, 2012), a collaborative book of picture-essays by Cindy Milstein and Erik Ruin, with a foreword by Josh MacPhee, who also designed the book]

gift

What’s hidden in the box?

Hand wrapped so meticulously, crowned by a bow.

It waits, patiently, to be opened.

It evokes, pleasurably, conjecture, attempts to draw out hints.

The inside, so less important than this feeling bond, tying giftee & giver, bound by shiny ribbon & patterned paper.

What’s boxed in by capitalism?

Hastily picked so carelessly, stuffed in a bag.

It marks, imperfectly, a holiday or celebration.

It elicits, obediently, compulsion, efforts at precise equivalence.

Inside us, more important, this estranged feeling, untying giftee & giver, bound by shiny illusion & patterned behavior.

We have so many gifts.

We give them away, freely yet almost unthinkingly.

Unremarked.

Without concern for what’s returned, or when.

What if we opened ourselves up to the gift?

As containers of futures, packages of potential, gifting reciprocity daily?

No longer a privatized marketplace of taking.

Instead, the socialized commonplace of giving.

We can discover fragments, now, in infinitesimal acts of individual kindness:

Lending a hand & handing down clothes,

Mending fences or tending to others,

Giving directions or picking up a hitchhiker,

Holding a door, playing host & watching a child.

But kindness isn’t enough.

We can gather hints from unquantifiable acts of communal generosity:

Barn raisings & free boxes,

Free open-source software or social centers,

Community garden plots, neighborhood potlucks, or pirate radio,

Tool-lending libraries, support groups & street art.

But generosity isn’t enough.

Sharing, we can expose immeasurable cracks:

Self-worth obtained through what we contribute, not what we possess.

Joy gleaned from relations between people, not things.

Harmony forged by incalculable goodness, not calculations of goods.

Abundance, rather than scarcity, fulfilled by doing what we love & receiving what we need & desire.

But sharing isn’t enough.

Nothing, alone, is enough.

Shiny-new objects will always tempt under the Christmas tree of capitalism.

But so many humble gifts might start to be enough,

If bestowed as sabotage against a market economy, for an economy of largess.

Gifting community, not commodities.

Presents, without compunction, intertwining giftee & giver.

*  *  *

If you’ve run across this blog post as a reposting somewhere, you can find other blog-musings and more polished essays at Outside the Circle, cbmilstein.wordpress.com/. Share, enjoy, and repost–as long as it’s free, as in “free beer” and “freedom.

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4 comments on “The Gift

  1. pardonmyfrenchornot
    September 18, 2013

    A reblogué ceci sur Pardon my french (or not) and commented:
    C’est avec bonheur que je vous offre ici la traduction d’un extrait de “Paths toward Utopia”, un très beau livre (une sorte d’”essai graphique” comme on dit aujourd’hui “roman graphique”) réalisé par des camarades d’Amérique, que j’ai eu la chance de rencontrer là-bas l’an dernier. Magnifique.
    [Texte issu de "Sentiers vers l'utopie : explorations graphiques de l'anarchisme de tous les jours" (PM Press, 2012), un livre collaboratif d'images-essais de Cindy Milstein et Erik Ruin, avec une préface de Josh MacPhee, qui également conçu le livre]
    Qu’est-ce qui est caché dans la boite ?
    Emballé à la main si méticuleusement, couronné par une révérence.
    Ça attend, patiemment, d’être ouvert.
    Ça évoque, agréablement, la conjecture, essaie de faire allusion.
    Le contenu, si peu important comparé à ce lien sentimental, liant la personne qui offre à celle qui reçoit, attachées par du ruban brillant & du papier à motifs.
    Qu’est-ce qui est conditionné par le capitalisme ?
    Choisi à la hâte si négligemment, fourré dans un sac.
    Il marque, imparfaitement, un jour férié ou une fête.
    Il met à jour, avec obéissance, des efforts à l’équivalence précise.
    En nous, plus important, ce sentiment brouillé, séparant la personne qui donne de celle qui reçoit, tenu par une illusion clinquante & un comportement conformiste.
    Nous avons tant de dons.
    Nous en faisons cadeau, librement/gratuitement presque sans y penser.
    Sans que cela soit remarqué.
    Sans se soucier de ce qui est rendu, ou quand.
    Et si nous nous ouvrions nous même au don ?
    Comme des containers de futurs, des paquets de possible, offrant chaque jour la réciprocité ?
    Non plus un marché privatisé où l’on prend.
    A la place, un lieu commun socialisé où l’on donne.
    Nous pouvons découvrir des fragments, maintenant, dans d’infinitésimaux actes de bonté individuelle :
    En donnant un coup de main & en faisant circuler des habits,
    En réparant une barrière ou en s’occupant des autres,
    En indiquant le chemin ou en prenant un auto-stoppeur ou une auto-stoppeuse,
    En tenant une porte, an accueillant quelqu’un-e, en gardant un-e enfant.
    Mais la bonté ne suffit pas.
    Nous pouvons rassembler les traces d’inquantifiables actes de générosité communautaire :
    Travaux collectifs & cartons gratuits,
    Logiciel gratuit à code source libre, ou centres sociaux,
    Parcelles de jardin communautaire, repas de quartier, ou radio pirate,
    Outillothèque, groupes d’entraide & art de rue.
    Mais la générosité ne suffit pas.
    En partageant, nous pouvons révéler de minuscules fissures :
    De l’amour propre obtenu à travers ce à quoi nous contribuons, et non à travers ce que nous possédons.
    De la joie glanée de relations avec des gens, et non de marchandises.
    De l’harmonie forgée d’une incalculable bonté, et non du calcul des biens.
    L’abondance, plutôt que la pénurie, accomplie en faisant ce que nous aimons & en recevant ce dont nous avons besoin et ce que nous désirons.
    Mais partager ne suffit pas.
    Rien, pris à part, ne suffit.
    De nouveaux objets brillants viendrons toujours nous tenter sous le sapin de noël du capitalisme.
    Pourtant tant d’humbles dons pourraient commencer à être assez,
    S’ils sont accordés comme un sabotage contre l’économie de marché, et pour une économie de largesse.
    Une communauté partageuse, pas des marchandises.
    Des cadeaux, sans contrition, entrelaçant la personne qui donne à celle qui reçoit.

    • cbmilstein
      October 16, 2013

      Most appreciated! Thanks for all your hard work in doing this translation. And
      I hope I can come visit you in France someday soon!

      • pardonmyfrenchornot
        October 17, 2013

        Your very welcome : for the translation… and the visit!

  2. Pingback: The Gift (en français) | Pardon my french (or not)

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This entry was posted on December 1, 2012 by in Essays.
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